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Cahier de vacances anglais : l'alternative en 10 minutes par jour avec des mots cachés

Publié le 20 septembre 2026

Le cahier de vacances d’anglais a une vie très prévisible : acheté fin juin avec les meilleures intentions, trois pages faites la première semaine de juillet, et retrouvé fin août au fond du sac de plage, les pages collées par la crème solaire. Ce n’est pas la faute de l’enfant. Huit semaines de fiches, en vacances, c’est trop demander.

Ce qu’on peut demander, ce sont dix minutes. Dix minutes par jour, quatre jours par semaine, avec les mots que l’enfant a déjà appris dans l’année, suffisent pour qu’en septembre on ne reparte pas de zéro. Et une grille de mots cachés est le format idéal pour ces dix minutes : elle a une fin claire, elle se fait à la piscine, en voiture ou chez les grands-parents, et personne n’a rien à corriger. Voici le plan.

Pourquoi l’été emporte le vocabulaire (et comment l’éviter)

Les études sur la « perte estivale » (la plus citée reste la méta-analyse de Cooper et collègues, 1996) s’accordent : ce qui se perd le plus pendant les grandes vacances, c’est ce qui dépend de la pratique, le calcul et l’orthographe. Et dans une langue étrangère, le vocabulaire qu’on n’utilise pas s’oublie plus vite que dans la langue maternelle, parce que rien dans la journée ne le réactive.

La solution n’est pas plus d’heures, mais un contact court et fréquent avec les mots de l’année. Trois principes :

  • Les mots de l’année, pas des mots nouveaux. L’été sert à conserver, pas à prendre de l’avance.
  • Thème par thème. Les dix mots des animaux une semaine, ceux de la nourriture la suivante. Jamais les 100 mots de l’année en une séance.
  • Se rappeler, pas relire. Avec la grille, l’enfant cherche chaque mot ; avec les images en indice, il se le rappelle d’abord. C’est ce qui le retient.

Où trouver les mots

Trois sources, de la meilleure à la plus pratique :

  1. Le manuel ou le cahier d’anglais de l’année. Chaque unité a son vocabulaire ; photographiez la liste de chaque thème ou recopiez-la. Ce sont les mots exacts que l’enseignant considérera comme acquis en septembre.
  2. Les listes du cahier de textes. Si vous avez gardé les listes hebdomadaires, vous avez l’année entière, classée.
  3. Les thèmes du programme. Si vous n’avez ni l’un ni l’autre, les dix grilles du programme CM1–CM2 couvrent le cycle 3, et les listes à imprimer du CP au CM2 descendent jusqu’à la grande section.

Le plan de huit semaines

Un thème par semaine, quatre séances de dix minutes. Chaque séance est une grille nouvelle avec les mêmes dix mots, l’indice devenant plus exigeant au fil de la semaine.

SemaineThème (exemple pour un CE2)LundiMercrediVendrediDimanche
1Les animauxMot visibleMot visibleImageImage
2La nourritureMot visibleImageImageSens
3La maisonMot visibleImageSensSon
4L’écoleImageImageSensSon
5Les vêtementsImageSensSonSon
6Le temps et les saisonsImageSensSonSon
7Les loisirsImageSensSonSon
8Révision : les 15 mots les plus ratésSensSonSonSon

Huit semaines, 32 séances, 70 mots vus quatre fois chacun, et un enfant qui arrive en septembre avec une orthographe active, pas seulement reconnaissable. Si les vacances sont plus courtes (départ mi-juillet), retirez les semaines 5 et 6.

Les indices vont du plus facile au plus exigeant pour une raison : le mot visible présente (ou rappelle) le mot ; l’image et le sens obligent à s’en souvenir ; le son est ce qui ressemble le plus à ce qu’il fera en classe. Pourquoi cacher le mot aide à le retenir donne le détail.

Comment tenir jusqu’à fin août

Le plan ci-dessus est facile à commencer et difficile à tenir. Ce qui marche dans les familles qui arrivent à la semaine 8 :

  • Une heure fixe. Après le petit-déjeuner, avant la plage. Pas « quand on aura un moment », parce qu’en vacances on ne l’a jamais.
  • L’enfant choisit le thème. Parmi les mots de l’année, à lui de décider quelle semaine sera celle des animaux et laquelle celle de la nourriture. Le choix achète la coopération.
  • Un suivi visible. Un calendrier sur le frigo avec une gommette par séance, ou l’appli qui compte les étoiles et les mots maîtrisés. La série compte plus pour les enfants que pour les adultes.
  • Pas de cahier en parallèle. Si en plus il y a le cahier de vacances, la grille devient « encore un truc ». Choisissez.
  • Trajet = grille. Un long trajet en voiture ou en train, ce sont trois séances d’affilée sans que personne ne se plaigne. Imprimez-en plusieurs avant de partir, ou emportez l’appli.

Si le plan s’effondre en semaine 3, ne l’abandonnez pas : sautez à la semaine 8. Une semaine de révision fin août vaut mieux que la culpabilité de juillet.

Adapter le plan selon l’âge

  • 5–6 ans (grande section et CP) : grille de 8×8, horizontale et verticale seulement, cinq ou six mots, et le mot visible avec une image à côté tout l’été. Le but est qu’ils continuent à voir les lettres, pas qu’ils se souviennent. Trois séances par semaine, pas quatre.
  • 7–9 ans (CE1 à CM1) : le plan tel quel, en 10×10 avec diagonales.
  • 10–11 ans (CM2, futurs 6e) : 12×12 avec mots à l’envers, et dès la semaine 2 l’indice sens ou son. Pour l’entrée au collège, le plan de six semaines avant la 6e est une version plus ciblée de celui-ci.

Les bonnes tailles et directions pour chaque âge sont dans le guide de difficulté selon l’âge.

Questions fréquentes

Combien d’anglais perd-on pendant l’été ?

Cela dépend de l’enfant et de ce qu’il fait en vacances, mais la recherche sur la perte estivale situe la perte, dans les matières qui dépendent de la pratique (orthographe, calcul), autour d’un à deux mois d’apprentissage. Dans une langue étrangère qu’on ne parle pas à la maison, le vocabulaire récent part en premier. Dix minutes par jour l’évitent presque entièrement.

Cahier de vacances ou grilles de mots cachés ?

Le mieux est ce que l’enfant fera vraiment jusqu’à fin août. Le cahier couvre plus (grammaire, lecture, écriture) mais est abandonné la deuxième semaine dans la plupart des familles. Les grilles ne couvrent que le vocabulaire et l’orthographe, mais elles se font. Si votre enfant termine ses cahiers de vacances, continuez ; sinon, ce plan.

Combien de minutes d’anglais par jour en vacances ?

Dix, quatre jours par semaine. Au-delà de quinze minutes d’affilée avec les mêmes mots, plus rien ne rentre, et une longue séance le dimanche ne remplace pas quatre courtes. La régularité compte plus que la durée.

Peut-on utiliser des mots nouveaux au lieu de ceux de l’année ?

Mieux vaut pas. Les mots nouveaux ont besoin que quelqu’un les présente et les explique, et en vacances il n’y a généralement personne pour cela. Ceux de l’année sont déjà appris ; il suffit de les entretenir. Si l’enfant s’ennuie, montez l’exigence de l’indice, ne changez pas les mots.

Et si mon enfant ne veut rien faire en anglais pendant les vacances ?

Commencez par deux séances par semaine et une seule grille avec le mot visible : cinq minutes qui ressemblent à un jeu, pas à une révision. Quand il la fait sans râler, ajoutez la troisième séance. Les jeux qui font réviser sans s’en rendre compte donnent d’autres portes d’entrée pour l’enfant qui refuse toute fiche.

Le plan marche-t-il aussi pour les vacances de la Toussaint ou de février ?

Oui, en version courte : deux semaines, un thème par semaine, quatre séances. C’est même la meilleure façon de garder le rythme entre deux périodes sans que les vacances scolaires deviennent des trous. Pour les vacances de Noël, une seule semaine de révision des mots ratés du trimestre suffit.


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